16 juil. 2012

noir et blanc...


ou noir et blond...


Gris les pavés lustrés par la pluie.
Noir, noir et blanc, noir et bleu si pâle 
le chic dans un été en demi-teint.
Maïté/Aliénor


Dans une ville nouvelle
Nous porterons nos pas
Six pieds sur terre on aura
Le poil en tête, quelque soit l'âge !
Qu'il soit de soie ou bien de blés
Le bulbe court ou long ou gras !
Qu'importe au vent, quand on voyage
La vie est belle !
Véronica

4 juil. 2012

petite pause...


à plus tard...


Pêcher tranquille dans son coin
Et pour tromper sa faim
Tartiner son guignon de pain
De beurre de soleil
Et de confiture d’aurore

Pêcher tranquille dans son coin
Dans le mitan du fleuve
Où des bancs de rêves argentés
Flottent dans le silence bleu
Comme poissons dans l’onde

Pêcher tranquille dans son coin
Pour oublier des heures grises
Les arêtes et les amers
Et savourer la chair du jour
Dans une douceur calme
Et les parfums des vents du large
....
Pêcher tranquille dans son coin
Partir dans le sillage
Des nuages
Vers une mer de poésie
Suivre la danse des mots
Dauphins qui plongent
Dans la page


Suspension, interruption momentanée d’une action.
Faire une pause, de longues pauses.
Il fit deux ou trois pauses en chemin.
La procession fit une pause en tel endroit.
Dans un long travail, il faut des petites pauses de temps en temps.
Simone


Et pendant la pause...
Qui va mordre à l'hameçon
Et tirer sur le bouchon ?

Petite pause,
grands effets.
On se repose,
car en effet,
on se pose pour une pause
qui s'impose.
On y fait
tout autre chose.
Et cela fait de l'effet
de faire une pause.

Fifi rêve au bord de l'eau
Abritée sous son chapeau
Toute heureuse et trouve la vie bè-elle
Tandis que flotte son bouchon
Elle sifflote une chanson
Pon, pon, pon, en taquinant le goujon

Installée sur un pliant
Elle surveille patiemment
Le bouchon qui danse au fil de l'on-onde
Même si ell' n'prend pas d'poisson
Ell' n' trouve jamais le temps long
Pon, pon, pon, en taquinant le goujon

Je crois qu'au fond de son cœur
Fifi, au milieu des fleurs
A trouvé le secret du bonheur !

Pon, pon, pon, en taquinant le goujon...
Odileb


1 juil. 2012

hampes blanches





"Le parfum de l'orchidée
Aux ailes des papillons
Embaume"
Basho
envoyé par Denise 


En promenade du dimanche,
Les communiantes en robes blanches,
Se tiennent deux par deux
Et vont à la queue leu leu.
Font aussi grande révérance
Et partage leur fragrance.
S'envoleront bientôt
Parmi les oiseaux....
Claire Fo


Garde-moi sous ta hampe
Légère et lumineuse
Toi ma petite lampe
Aérienne et mielleuse
Véronica 




charade
elle a la valeur du silence
de l'orient l'énergie
du hasard les clés
Amichel


ORCHIDEE
Tu ne peux avoir été créée,
Que par les doigts d'une fée.
Te ramasser, c'est te profaner,
Et abimer ta beauté
Cependant si belle à regarder,
Je ne peux que m'incliner,
Devant celui qui ta élevée.
Orchidée, chère orchidée,
Quelle fleur, plus belle serait mieux parée,
De mille couleurs irisées,
Aux milliers de saveur parfumée,
Oh bien aimée orchidée,
Tu me fais rêver.
Simone


Si belles
presque irréelles
dans leur lumineuse pureté
savoir sans rien dire
capter leur singularité...
Saravati

28 juin 2012

élan...




"Pour exister, il faut naître, sortir de l'ombre, faire un pas vers. Sans cet élan, il n'y a pas d'existence"
Christiane Singer



" La seule histoire est l' histoire de la musique...une danse dans la lumière de la lune.."
Georges Balanchine



S'envoler
Sans voler
Sur la pointe du pied
À la pointe du coeur
Pointer le ciel...



On dirait une fleur
Dans l’attente d’éclore
Qui va s’ouvrir
Et se mettre à danser
Sur une musique de printemps
Si fragile et si souple
Qu’elle ne craint pas le vent
Et qu’elle embaume par sa grâce
Le temps qui passe et lasse
Cueillant les heures en bouquet
Qu’elle offre sans rien demander
Une danseuse de Degas
Sur le vif et sans tralala
Une ballerine à croquer
Une souris pour entrechats
Amichel






C'est tout d'abord un rêve du loin temps de l'enfance
Elle a vu quelque part ces jolis corps qui dansent
Ces étoiles brillant au firmament du ciel
Ces grandes ballerines qui s’envolent irréelles.

Elle ne sait pas alors que ces belles sylphides
Qu’elle voit si gracieuses et si désincarnées
Avant d’en arriver aux papillons nacrés
Ont tout d’abord été fragiles chrysalides.

Elle ne sait pas encore que pour être danseuse
Il faut souffrir beaucoup et beaucoup travailler
Des heures et des heures de barre et de jetés
D’entrechats et d’essais sur pointes douloureuses.

Les pieds ensanglantés le dos parfois cassé
Le corps qui crie aux larmes et voudrait arrêter
On doit tenir debout s’armer de volonté
Que l’on soit petit rat étoile ou coryphée.

Mais la petite fille qui regarde l’étoile
Et voit tant de beauté de souplesse et de grâce
Ne voit qu’un corps qui danse enveloppé de voiles
La perfection totale éclatant dans l’espace.

Elle ne voit que le tulle et les chaussons nacrés
Qui soulevés de terre lui semblent s’envoler
Elle ne voit que le trouble de la jolie Gisèle
Qui entre dans la tombe dans un bruissement d’ailes.

Elle ne voit que le cygne gracile et enlacé
Par les bras de l’amour qui l’élèvent de terre
Elle ne sait pas encore que pour tous ces portés
Il a fallu souffrir parfois jusqu’à l’enfer.

Elles brillent en effet ces grandes ballerines
Par la grâce des gestes qui les rendent si belles
J’en ai rêvé aussi j’aurais aimé comme elles
Défier l’apesanteur et m’envoler divine.


Ensemble nous avons appris
Bien mieux que dans un livre.
Ensemble nous avons compris
Qu'il faut aimer pour vivre.
Simone 


"Une danse est un poème."
Denis Diderot
envoyé par Denise


La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même.
Havelock ELLIS
envoyé par Claude


« La danse, mieux qu'aucun autre des arts, peut nous livrer l'essentiel des mythes. »
 Maurice Béjart 
envoyé par Amandine

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