19 nov. 2017

village...




"Toute chose peut être considérée comme un émerveillement ou comme une gêne, comme un tout ou comme rien du tout, comme une voie ou comme un souci. La considérer chaque fois de façon différente, c'est la renouveler, la multiplier par elle-même. C'est pourquoi un esprit contemplatif, qui n'a jamais quitté son village, a cependant l'univers entier à ses ordres"
Fernando Pessoa






"Ma mère, je la vois !
Oui, je revois mon village !
Ô souvenirs d’autrefois,
doux souvenirs du pays !
Doux souvenirs du pay
s !
Ô souvenirs chéris !
Vous remplissez mon cœur
de force et de courage.
Ô souvenirs chéris !
Ma mère, je la vois !
Je revois mon village !"

Carmen de Georges Bizet 
livret Henri de Mailhac et Ludovic Halévy





Ah ces petits villages
aux toits de tuiles rouges
baignés de soleil
ils savent réchauffer
l'âme de celui qui chemine
sans feu ni lieu
sans l'odeur du bon pain
Le sourire d'une mère
l'amour d'une mamie
un bon feu dans le poêle
vaut tout l'argent d'un monde
au coeur sec...


Village au fond de la vallée
Comme égaré, presqu'ignoré
Voici qu'en la nuit étoilée
Un nouveau-né nous est donné

Villard Jean
envoyé par Suzanne


13 nov. 2017

tapisser...



Une vie individuelle est un fil de la tapisserie et qu'est ce qu'un fil en comparaison de l'ensemble"
Isaac Asimov


 Dans les forêts dépouillées,
Déjà les feuilles rouillées
Font un tapis de velours.
Et l'on entend, de l'automne
Gémir le chant monotone,
Coupé par des sanglots lourds.
Jean RICHEPIN

envoyé par Enitram



Pas à pas le vent
vif effrite un patchwork d’or
adieu Pénélope


Musique douce des pas sur ce tapis là qui couvre/couve herbes et mousses
Solilouve


 Tapisse-moi le cœur
J'en ai tellement besoin
De tes feuilles d'or et
Petit petit matin ...

Véronica B 


 Cueillir des yeux
l'or de la rue
Cueillir en amoureux
l'or des talus

Thérèse 





c’est un tapis où le pas glisse
c’est un tapis de haute lice
que l’automne
nous donne
feuilles incendiées
feuilles rouillées
d’arbres déshabillés
par le vent
par l’ usure
des morsures
du temps

c’est un tapis où le pas glisse
c’est un tapis de haute lice
aux trames mordorées
vin et soleil mêlés
étoffes végétales
douceurs létales
de vives flammes
d’éclatantes gammes
dont l’âme
s’enchante
mélancolie ,andante

c’est un chemin où les pas crissent
sur un tapis de haute lice

Amichel 


 " Automne : le papier à fleurs du jardin se décolle .Les abeilles noires tombent comme des mouches . IL vente . 
Mon bel été se déplume ... "
J.M Maulpoix

envoyé par Mathilde




5 nov. 2017

l'école buissonnière



"Bleue, bleue, notre vie est un triste sort.
 Toujours enfermé, on voudrait voir dehors..."
Charles Trenet
L'école buissonnière 





A bas la rentrée
l'animal aux grandes oreilles
préfère la garenne

Josette T 



P'tit la pin plein d'poils
P'tit lapins pleins d'poils
P'tit lapin plein de poils partout
Par devant, par derrière
Par dessus par dessous
P'tit lapin plein d'poils partout !

envoyé par Marine Dussarrat




envoyé par Suzanne



Je connais un autre connin
Que tout vivant je voudrais prendre.
Sa garenne est parmi le thym
Des vallons du pays de Tendre.

 Guillaume Apollinaire
Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée, 1911
envoyé par Miss Yves 

 

29 oct. 2017

s'échapper...


C'est quand on l'a perdue que l'on comprend ce qu'est la liberté. C'est vrai. Mais il n'y a pas que des prisons avec des barreaux, il y en a de beaucoup plus subtile dont il est difficile de s'échapper parce qu'on ne sait pas qu'on y est enfermé.
Henri Laborit
L'esprit du grenier








L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table ?

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C'est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.

Midi sonne. J'ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !

Paul Verlaine

envoyé par Miss Yves


Le corps du délit

Cherchant dans mon grenier
J’ai trouvé un corps défait
C’était un corps sans vie
Je crois le corps du délit
Apparemment

Il attendait une rencontre
Comme un caillou blanc
Qu’un passant ramasse
Et qui brillait plus que les autres
Apparemment…


Je l’ai pris et il m’a regardé
Sans me voir
Il a fait semblant d’être ailleurs
De ne pas me remarquer
Apparemment



Je l’ai déposé au jardin
Sous un arbre à la fraîcheur
Auprès de la fontaine
Il n’a pas manifesté
Apparemment


Le lendemain, je suis allée voir
Si tout allait bien
Je ne l’ai pas trouvé
Il s’était désincarné,
Apparemment
© marine Dussarrat




La belle s'est échappée
Vers la lumière dorée
Partie se mettre au vert

Claire Fo


21 oct. 2017

automnal...


"L'automne est un deuxième printemps où chaque feuille est une fleur"
Albert Camus


Déjà plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !"

Théophile Gautier 
envoyé par Marie-Paule 


 L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
George Sand

envoyé par Marine D




envoyée par Solilouve





 Lire un livre sous un arbre en double le plaisir.
On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l'arbre.

Jean Chalon
Journal d'Espagne 
envoyé par Suzanne 
 
 
 
 

C'est l'heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L'érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n'est pas l'hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l'air tout rose,
On croirait qu'il neige de l'or.


François Coppée, Matin d'Octobre

envoyé par Tilia 



1 oct. 2017

courber l'échine...

 



Rose ruisselante sous l'ondée,
à l'instar du roseau de la fable,
tu inclines bien bas ton échine.
C'est pour mieux le ciel fronder,
quand il sera de nouveau aimable
et qu'aura cessé la pluie divine.
Ainsi auréolé de rosée
ton noble front inaltérable
relèvera l'éclat de ta mine.



La Ronsard

Comme dans un rêve
Elle est là.
Offerte à la pluie.
Offerte à la rosée.
Aux baisers du temps qui passe
Et lui donne ses couleurs,
Son apparence festonnée
Glacée, perlée de gouttes
De gouttelettes, de broderies infimes.
Elle est là, lourde de pétales
Pourtant si légers
A peine rosés, à peine retournés,
Crémeux pour l’essentiel.
L’eau se joue de sa chair tendre
Glisse ou s’incruste, se pavane, bulle et
S’arrondit. Offerte aux regards,
La Ronsard,
La diva des jardins
Raffinée et cabotine
Lorsque nous l’effleurons de nos deux mains
Se joue du soleil, se joue de l’automne
Où elle apparaît, une dernière fois,
Pour une ode à la beauté.









Rose belle rose
A penché son cou gracile
Sous le poids de la pluie
Gracieuse comme personne
Délicate et parfumée
Ourlée de tendresse
Passagère
Elle emporte avec elle
La douceur des amours
Que la vie perfide
A brisé


 
Sous le vent d'octobre
rose arrosée de rosée
le col tu ne ploies


 Pétales froissés
sous les rafales d'octobre
perlés d'eau renaissent

Miss Yves


Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Pierre de Ronsard

Pétales perlées de pluie
le poids de l'eau
lui fait courber la tête
chavirer le coeur
mais la roses, même ainsi
reste belle.


18 sept. 2017

"parler vache..."


Vous vous rappelez de J.B et son essaim voyageur. Fin de semaine dernière, j'ai trouvé dans ma boite mail, une nouvelle aventure relatée dans sa Gazette estivale. Cette foi-ci, les "bestioles" sont un peu plus grosses et plus intimidantes.  J.B a prit soin de garder une trace photographique de l'événement. Ci-dessous le récit de l'aventure par l'héroïne elle-même.


"Ce dimanche matin grand concert de sonnailles. C'est dimanche, soit, mais j'ai bien reconnu que ce n'était pas le clocher du village.
Je suis le concert et m'aperçois que cinq génisses sont en train de malmener l'entrée de mes gentils voisins. Elles ont trouvé devant la porte des seaux de pommes, les ont vidés goulûment, et comme elles ne veulent pas en perdre une miette, elles enfoncent leur tête tout au fond et cognent dans les portes vitrées. J'ai compris bien vite que les voisins n'étaient pas là et qu'il me revenait à moi seule de limiter les dégâts.
Donc je me mets à parler vache. Holà ! Allez! Hoooo! Elles tournent placidement leur belle tête vers moi, mais ne bougent pas. J'essaie Allez Hop! Ça marche un peu mieux. Puis je ramasse une baguette et j'arrive à les diriger sur le chemin du cimetière.
Et là, maintenant vous voyez bien les lieux, il y a des génisses des deux côtés dans les prés. Elles courent vers nous et nous escortent en meuglant, et en sonnant bien sûr. Les miennes leur donnent de gros coups de langue à travers les barbelés. C'est un concert inouï, auquel s'ajoutent mes Allez Hop!
Je laisse mon petit troupeau assez loin et reviens dans mon jardin. Il ne s'écoule pas cinq minutes avant leur retour, il est vrai que je porte un gilet rose et des bottes vertes, ça attire.
Je recommence la manœuvre. À la troisième fois je prends une décision héroïque. Je vais les mettre dans un enclos, n'importe lequel, le fermier se débrouillera pour faire le tri.Mais plutôt à droite ou à gauche? Quatre d'entre elles décident pour moi et enjambent des barbelés pour se mettre à brouter.
La cinquième ne les suit pas, elle tourne à gauche. Une jolie tête de vache l'attend au-dessus d'un muret et elle s'y dirige tout droit. Je n'insiste pas. Les génisses sont après tout des adolescentes.
Tout est calme maintenant, elles me manquent déjà." J.B



 Ici les animaux sont rois, ils sont traités
Comme des électeurs ou des enfants gâtés ;
Pour ne point échauffer le bon lait des nourrices,
On chemine au devant de leurs petits caprices,
On subit leur rancune et leurs instincts boudeurs.
Ah ! les vaches parfois ont d’étranges pudeurs !
La bringée est fantasque, on l’appelle, on la prie ;
La voilà qui s’échappe à travers la prairie ;
Il faut aller au pied d’un vieux pommier
Qui seul de son honneur est gardien coutumier.
Et quand une mamelle est à peine épuisée
Souvent elle s’échappe à travers la rosée.
La blanche est plus pudique et plus bégueule encor,
S’obstinant à garder son lait comme un trésor
Virginal en retient la fontaine secrète,
Tant qu’on ne lui met pas un voile sur la tête.



As-tu vu la vache
La vache aux yeux bleus
Panpan
Toujours à la page
Elle faisait de son mieux
Pan pan pan...

envoyé par Marine Dussarat


11 sept. 2017

mèche...





fuseau de lumière
entre les feuilles des iris
une flamme dort





ça va flamber
fifi a vendu la mèche
l'automne
a craqué une allumette
dans le champ
l'automne
est un pyromane écolo

Amichel 



Images cachées
un brin d'herbe un brimborion
de mèche en septembre 

Miss Yves


Rubans de lumière
Rideau Verte nature
Roseaux entrelacés
En bandes serrées
Et puis celui qui sort
Sa pointe du jeu
Le Jaune poussin
Le Jaune lumière
Celui qui ne veut
Rentrer dans le rang
Le curieux, le penché, l’agité
Par la brise des prés.

Maïté L 



Longues mèches
Les roseaux des fossés
Donnent voix à la brise
S'inclinent ou s'élancent
Vers la lumière

Marine Dussarat 

 

8 sept. 2017

grappiller...




Gourmandise
grappiller dans les rayons
vendanges précoces ! 



Veux-tu venir flâner du côté des bosquets
Respirer avec moi un parfum d’hirondelles
Grimper sur la colline et renifler  la vigne
Débusquer pourquoi pas le gros lapin gourmand...






« Plantons la vigne,
La voilà la jolie vi-gne !
Vigni-vigna, vignons le vin,
La voilà la jolie vigne à vin,
La voilà la jolie vi-gne !

(...)

De fleur en grappe,
La voilà la jolie gra-ppe !
Grappi-grappa, grappons le vin
La voilà la jolie grappe à vin
La voilà la jolie gra-ppe ! »

envoyés par Tilia


3 sept. 2017

une blonde...



pour annoncer l'automne...


 « Pourquoi tomber déjà, feuille jaune et flétrie ?
J'aimais ton doux aspect dans ce triste vallon.
Un printemps, un été furent toute ta vie,
Et tu vas sommeiller sur le pâle gazon. »
La feuille flétrie,

 Élisa Mercœur (1809-1835)
envoyé par Tilia


vert vif blond puis roux
vient l'automne à petits pas
qui vendra la mèche

Miss Yves


25 août 2017

moutonnés ou cotonneux ?



"Le ciel est le pain quotidien des yeux"
Ralph Waldo Emerson




Là-haut dans le bleu
by Jove! il rit dans sa barbe
sa barbe à papa


Compter les moutons
sous l'azur tout cotonneux
du grand ciel -de -lit


Au ciel d'été, confond
Ses blancs moutons,
Avec les anges si purs,
La mer, bergère d'azur
Infinie.

Charles Trenet
envoyé par Tilia 



 
 Le nez au vent
Dans les nuages
On voit des visages
Joufflus souvent

Le nez en l'air
s'offre au regard
Des prés célestes
Aux moutons blancs

Marine D


 Viens vite me mouiller
de tes cotons floqués
J'attends ton eau divine
Précieuse et magnanime
Toi qui démaquilles bien
Les fards d'eau les trop plein

Véronica B





"Le ciel,
toit du monde,
tantôt bleu,
tantôt blanc nuageux,
des fois nuageux gris/noir,
blanc bleu quand il moutonne,
des jours tout gris,
les nuits tout noir,
rouge au matin et feu le soir,
ouaté blanc quand il floconne,
orageux noir quand il pleure
pour faire pousser les fleurs,
nuages roses ou oranges
ciel étrange.
Il est la demeure
du soleil, de la lune et des étoiles.
Chaque jour il peint une toile,
pour qu'au coucher et au réveil,
qui ne sont jamais pareils,
rouge, bleu azur ou nuageux,
il nous en mette plein les yeux."

Claude 




L'Etranger

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est
resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas...
là-bas... les merveilleux nuages !

 Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
envoyé par J.M S


20 août 2017

laisser infuser...



"Il faut trois conditions pour faire le thé : le temps, les braises et les amis"
Proverbe touareg


'"il est toujours l’heure du thé" 
 le Chapelier à Alice 
Lewis Carroll
envoyé par Suzanne



À la terrasse, sous la lumière profuse d'un ciel laiteux, le thé infuse. La théière diffuse sa chaleur. Entre les deux amies les rires fusent sans confusion. Bientôt le thé sera transfusé dans les tasses. Un nuage de lait ne se refusera pas.




Image provenant de "Petit nuage", grâce à Miss Yves
Salutations amicales à toutes les deux !

12 août 2017

fleurir...



" L'amitié nous donne la chance de désherber notre jardin intérieur, ou  de faire fleurir notre propre désert"
Jacqueline Kelen


Près de l'amie capucine
Fleurette rose en voisine
Sauge bleue au jardin
Le lys d'un jour
Nous dit un bonjour
Couleur vanille un nénuphar
Dans la fraicheur de la mare
Un merle prés du bassin
De passage un lutin
Bien sage ou bien coquin
Pour le fun un sourire

Marine D





Amitié
Mille fleurs
Fleureter
Reflets
Reverdir
Dire
Le sens
Des sensitives
Des digitales
Des dahlias
Des daffodils
Le sens
De l'âme
De l’amaryllis
De l'amitié
Du bout des doigts
Faire un bouquet
Sur la desserte le poser
Dans un beau pichet vernissé
Y accrocher
La lumière et ses ricochets
Les ricochets des mots amis
Sauge qui peut
Sans déserter
En désherbant notre jardin
Travail de moine capucin
Les capucines du jardin
De Fifi ouvrent le chemin.

Miss Yves

 

Pichet vernissé
au jardin les capucines
des couleurs amies


Carré orangé
Ombelles et liserons
dans le flou rayonnent

Miss Yves


Toute plante est une lampe.
Le parfum est de la lumière.
Victor HUGO
 L’homme qui rit



Au cœur du bel l’été
Palpitent les capucines
En tapis de soleil colorées.
Des tomates elles sont voisines
Et voudraient bien parler
Aux bourraches qui dodelinent.
La nature est luxuriante, endiablée
Des plus longs jours elle est la vitrine.
Sourire du jardinier qui s’est tant appliqué…
Son bouquet artistique, je l’imagine
Se prolonger dans un pichet vernissé
Se fondre dans le flou du passé qui se dessine. 

Maïté L

 

4 août 2017

se mettre au vert...



La vache

Nuit et jour, elle bouge à la façon des branches
mais sans sortir tout à fait du sommeil.
Elle mange comme on dort, couchée et recueillie, travaillant son herbe.
Ainsi, de nuit, nous tirons notre journée du fond de nous-mêmes.
Luc Dietrich




 "Le ranz des vaches"

Interprétation vibrante et émouvante du chant traditionnel suisse
 envoyée par Tilia







Vaches à deux têtes ?
Chapiteau d'une colonne de l'Apadana

 envoyé par Tilia


"On ne mène pas la vache
À la verdure rase et sèche,
À la verdure sans caresses.

L’herbe qui la reçoit
Doit être douce comme un fil de soie,
Un fil de soie doux comme un fil de lait.

Mère ignorée,
Pour les enfants, ce n’est pas le déjeuner,
Mais le lait sur l’herbe

L’herbe devant la vache,
L’enfant devant le lait."

Paul Eluard
envoyé par Marie-Paule 





"As-tu vu la vache
La vache aux yeux bleus
Pan-pan
Toujours à la page
Elle faisait de son mieux...."

envoyé par Marine D 




29 juil. 2017

myrtilles...



 Voilà ce qui nous attendait à notre arrivée...




 mais auparavant...



 il avait fallu les cueillir ...



dans ce grand champ boisé...




les copines ont mélangé : farine, beurre, 1 œuf....pour faire une pâte sablée,
Anne a soigneusement étalé la pâte avec ses mains dans le moule...
Et devinez ?
________


Dans ta pâte ordinaire
Tu mets de l'or
Dine
Air
Une pâte sablée aux petits bouts des doigts
ET ces myrtilles d'or
Dont la couleur m'attire

Irrésistiblement 
Véronica B


27 juil. 2017

le Christ aux abeilles...


"Je suis à nouveau sur mon plateau tout vert et tout parfumé, et c'est de là que je vous raconte cette histoire, entièrement vraie.

J'habite tout près d'un cimetière où un Christ en croix étend ses grands bras, lui et sa croix sont en métal et je me dis souvent qu'en plus de tout le reste, il doit avoir très chaud.

Depuis toujours au mois de mai des abeilles s'installent dans la croix en passant derrière les mains du Monsieur, derrière ses pieds, et derrière autre chose que je ne nommerai pas. Les clous, vous savez bien qu'il y a des clous, ont fait des trous qui servent d'entrée.

Chaque année je vais les voir. Cette année, en mai, tôt le matin, je trouve un apiculteur en tenue, à genoux sur la tombe de Rose Faivre qui est depuis 1960 la calme voisine du Christ en croix. Ce monsieur balaie avec une infinie délicatesse les abeilles qui avaient essaimé depuis la grande croix vers la petite croix de Rose et en avaient parfaitement épousé la forme. Donc il les balaie vers une petite ruche, elles remontent obstinément pour reformer une croix, il recommence. Il m'explique que depuis son enfance au village il rêve d'attraper l'essaim de la croix. Je ne sais pas s'il a réussi, je les ai laissés en tête à tête(s!).

Je me suis demandé ce que pensait Rose de cette visite printanière, je me suis dit aussi que les abeilles avaient peut-être une forme de foi.

J'y étais à l'instant, le Christ étend toujours ses grands bras, des abeilles entrent et sortent, mais chez Rose il n'y a plus que Rose.

L'an prochain, au mois de mai, je poserai une jolie petite ruche chez Rose, je la parfumerai de citronnelle, et j'attendrai nos visiteuses en bavardant avec Rose.

Je vous embrasse"

J.B




22 juil. 2017

beauté...



A peine si nous savons que nous avons une âme, si nous en usons. D'ailleurs nous ne l'avons pas : c'est elle qui nous a, qui nous tient, petite fleur de chantier, survivante de nos décombres. Elle va, elle vient. Elle regarde avec nos yeux, touche avec nos mains, respire dans notre souffle et ne craint rien sinon notre lourdeur. Elle vole. Voler dans la lumière, c'est le paradis. Le vent et ses abeilles le savent. La beauté, ce que nous appelons la beauté - ce sont des retrouvailles avec nous-mêmes. Notre âme de retour au colombier. On surprend parfois son éclat dans les yeux des gens. Les yeux sont nos papiers d'état céleste. 
Christian Bobin







Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L'observer, la contempler, c'est un principe de régénération, comme l'oxygène.
Jacques Perrin


 Rien ne peut nous séduire, rien nous arriver, rien ne fait se dresser notre oreille, se fixer notre regard, rien pour nous n'est choisi dans la multitude des choses et ne rend inégale notre âme, qui ne soit, en quelque manière ou préexistant dans notre être, ou attendu secrètement par notre nature... 
Paul Valéry.


La porte des nuages est toujours ouverte
et la lumière divine toujours allumée
Paroles Angéliques (citation anonyme)



Avec un regard
Pinceau de l'âme
Plume sublimée
Donner son essence
La couleur d'une aube
Exprimer
La fugacité de la vie
Faire un lien
Entre bonheur et lumière
Juste un instant
Une bulle d'or
Qui explose
Quand tu fermes les yeux
Souviens toi
De la beauté du monde


11 juil. 2017

turlututu...



"Turlututu, chapeau pointu
Tralalala, chapeau tout droit
Tradalalalère chapeau de travers
Tradériré chapeau sur l'nez
Zim, zoum, zam, bonsoir madame"



Turlututu le coq est foutu
tralalalalé dans le bénitier il est tombé
tralalalère la grenouille est en colère !

Josette T 



envoyé par Thérèse

 Lo turlututu

L’autre mandin, me permenava
Tot lo long daus … Turlututu (bis)
Tot lo long daus Lolonlà lalirèta,
Tot lo long daus boissons. (bis)


Io rencontrí una bargiera
Que gardava … Turlututu (bis)
Que gardava Lolonlà lalirèta,
Que gardava sos motons. (bis)
lo Turlututu
L’autre matin, je me promenais
Tout le long des … Turlututu (bis)
Tout le long des Loulounla lalirète,

Tout le long des buissons. (bis)

Je rencontrais une bergère
Qui gardait ses … Turlututu (bis)
Qui gardait ses Loulounla lalirète,
Qui gardait ses moutons. (bis)

Tout doucement m’approchai d’elle
Pour lui parler … Turlututu (bis)
Pour lui parler Loulounla lalirète,
Pour lui parler d’amour. (bis)

“Mon bon Monsieur, me dit-elle,
Vous n’êtes pas … Turlututu (bis)
Vous n’êtes pas Loulounla lalirète,
Vous n’êtes pas mon berger . (bis)

Mon berger (ne) porte pas d’épée
Ni de chapeau … Turlututu (bis)
Ni de chapeau Loulounla lalirète,
Ni de chapeau pointu (bis).

Mon berger porte une cabrette

C’est pour me faire … Turlututu (bis)
C’est pour me faire Loulounla lalirète,
C’est pour me faire danser.” (bis)


envoyé par Thérèse 


"Y'a plus d'issue
On est foutu turlututu..."

Thomas Dutronc 

envoyé par Suzanne




Festival d'été
à griller sous le soleil
tuiles et pignons



Turlututu dit le poilu
Qui a mangé son chapeau
Et remisé son casque à pointe
Plus de grenouille plus de bergère
Tralalalère
Les bonnets ont volé
Par dessus les moulins
Le coq ramènera sa fraise
Avec sa crête triomphante
Tralala tralala
Tralalère

Marine D


 Tout va de travers, partout sur la terre
On gère la misère, la crise ou la guerre
Y'a plus d'issue
On est foutu turlututu

Tout va de travers, malgré nos prières
On cherche la lumière, on se prend le réverbère
C'est le monde à l'envers l'été en hiver

Thomas Dutronc
envoyé par Simone

25 juin 2017

douceur matinale...




Ivres de lumière les fleurs s'évadent effaçant les barreaux


Oh comme les grues
s'envoler quitter le nid
voir la vie en rose

Miss Yves



Mon lieu secret est bien caché
Sous une pierre blanche
A l'abri dans son nid
Il est muet, il attend
Le jour il est au chaud
La nuit il est au froid
Il ne faut pas le déranger


Mon lieu secret je le partage
Avec l'herbe velours
La fleur blonde du matin
Avec la terre
Qui palpite
Qui l'enveloppe
Si possible avec les vrais amis
Peut-être, s'il m'en reste...


Le chemin le contourne
Soyez vigilants...

marine D




jour de défilé
les dames au balcon penchées
roses d'émotion

Tilia 

 

22 juin 2017

petits...




et grand...



Le Coquillage.

Le coquillage où luit tant de nacre, et qui traîne
Sur cette table, offert à tes doigts imprudents,
Surtout n'y colle pas ton oreille: dedans
On entend de trop près le chant de la sirène.
Lucie Delarue-Mardrus 1868-1949


Si tu trouves sur la plage
un très joli coquillage
compose le numéro
océan zéro zéro
et l'oreille à l'appareil
la mer te racontera
dans sa langue des merveilles
que papa te traduira.

Claude Roy

envoyé par Miss Yves 

 




Les petits à l'irisante nacre fine
Le grand monument impressionnant
les petits colliers pour Ondine
Le grand boucles d'oreilles de géant


petits coquillages
de bijoux bel étalage
parure de la plage

Tilia


vidé de son eau
mains levées comme des ailes
le bénitier prie

Tilia 




La méduse de la plage de Saint-Malo
Fait du vélo sur la plage à Saint-Malo
Elle en pince pour un crabe
Elle en pince pour un crabe
Fabricant de châteaux de sable
Mais qui recule dès qu'il la voit

Alors la méduse de Saint-Malo fait du mélo
Yves Dautin
envoyé par "la méduse de Saint-Malo





 

15 juin 2017

solitude...




La solitude, ça ne m'impressionne pas du tout. Au contraire, j'aime bien ça, ça ressemble à la vie réelle. Quand l'instant est grave, important ou difficile, on est seul, toujours.

Olivier de Kersauson
Promenades en bord de mer et étonnements heureux






Un crabe épris de droiture se refusait d'avancer.
Sylvain Tesson
Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages



On vit les uns avec les autres
[...]
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde
[...]

Les uns contres les autres
Luc Plamondon
musique : Michel Berger
envoyé par Suzanne



 La plage désertée
Vibre de solitude
Elle est à la fois
Un espace clos
Et ouvert sur l'immense
Sur l'intense
Sur l'incomparable beauté naturelle
Et si fragile
D'un monde au bord de l'inconnu
Sur le sable
Un crabe en vie
Ne sait pas sa chance
Ni où le mènera
La fin du jour...

Marine D



Douce et délicate chair
sous la carapace d’enfer
un crabe malheureux

avait le cœur amer
il était amoureux
d’une étoile de mer
saoul de soleil fiévreux
sur le sable en feu
il allait de travers
loin de son repaire
il erre en solitaire
ayant chair de velours
dans des pinces de fer
de la bête en armure
et la belle astérie
l’idylle n’a pas cours
pauvre animal aigri
là finie l’aventure
la plage est un endroit pervers

Amichel 



Pattati pattata
Toutes pinces dehors
Multipliées par les ombres
V de l’avance victorieuse
Moteur en étoiles
J’avance géantissime
C’est moi, j’avance
Comme un rouleur compresseur
Don quichotte des sables armé,
Je danse sur la musique océane.

Maïté L.


11 juin 2017

roches...




Les vieillards ont tous de la beauté. Comme les roches, ils se cristallisent et resplendissent .
Le jardin des Henderson




Il faut s'imaginer Sisyphe heureux, dit la légende. Assurément. Mais lui aussi est menacé par la grâce. Sisyphe et le travail obligatoire sont, il est vrai, éternels ; mais le rocher n'est pas immortel. Après avoir été roulé tant de fois sur son chemin accidenté, il finira par s'user et un jour Sisyphe se rendra compte que, depuis longtemps, il pousse du pied un caillou gris dans la poussière en sifflotant. 























3 juin 2017

sous les flots bleus...




une tortue verte
filant sous les flots limpides
vers l'étoile bleue

Tilia 
 




au large de l'île
la jeune plongeuse voit
en nageant sous l'eau
 






près des cent yeux noirs
du grand bénitier buvant
la lumière vitale

 




Archives du blog